JOURS TRANQUILLES A PONDICHERRY

Posté par nirmala le 4 mars 2007

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Petite séance de méditation au Samadhi. C’est le coeur de l’Ashram, la tombe recouverte de fleurs de Sri Aurobindo et de la Mère, les fondateurs (en 1926) de cette institution qui compte beaucoup dans l’ambiance, la couleur et l’esprit de Pondicherry. L’Ashram est ouvert sur la ville et la vie active et constitue un quartier entier de Pondicherry. Il a son école, ses guest-houses et ses boutiques où fraîcheur et qualité sont de mise. Le soir on croise les ashramites, hommes et femmes de tous âges, qui se rendent à leur séance de sport ou de yoga en bermuda et chemisette: mens sana in corpore sano et pratique assidue du yoga autour de la philosophie de Sri Aurobindo. Si vous souhaitez en savoir plus: Sri Aurobindo Ashram 

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Voici un petit souvenir qui fera je pense plaisir à tous ceux qui sont un jour passés par le temple de Ganesh/Vinayagar à deux pas du Samadhi et ont été « bénis » par la trompe de Lakshmi!

http://www.dailymotion.com/video/7ysTrurgwxKXY9B2S

Petit déj’ au Daily Bread où je retrouve Jean-Michel, l’ami franco-pondichérien d’Anne-Marie croisé dès mon arrivée. Il me parle d’un projet de chenal qui permettrait aux paquebots de croisières d’ajouter Pondy à leurs destinations. Deux municipalités des alentours de Pondy s’arracheraient ce projet (via dessous-de-table évidemment) et des voix s’élèvent déjà pour alerter sur le fait qu’un des 2 plans présente un risque majeur d’inondation pour tout un quartier de Pondicherry. Autre souci des Pondichériens, les prix de l’immobilier qui de façon générale flambent… je le comprends bien en repensant au nouvel hôtel de luxe que j’ai découvert sur la promenade. Jean-Michel regrette l’augmentation des touristes ces dernières années (je l’ai bien remarquée), pas les touristes européens, me rassure-t-il gentiment, mais les Indiens du Nord! Et oui, nous y revoilà, l’antagonisme Inde du Nord-Inde du Sud qu’on ne perçoit que de l’intérieur. Et pour un South Indian, le touriste North Indian, c’est bien souvent un arrogant qui vient claquer ses sous avec ses airs d’acteur de Bollywood et ses vêtements « Western style »…

Petit tour de la « Ville Noire » cette fois et ses maisons tamoules puis achat de saris pour Nirmala, la soeur de Rajini, jeune mariée chez qui nous allons déjeuner aujourd’hui. Je retrouve donc Rajini au Bus Stand et nous sautons dans le premier bus pour Cuddalore.

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Nirmala vit maintenant dans sa belle famille (c’est le lot de la majorité des Indiennes), dans un petit hameau à quelques pas d’une plage superbe bordée de cocotiers. Ce paysage idyllique a pourtant été la partie de la côte indienne la plus violemment touchée par le Tsunami… des villages de pêcheurs ont été dévastés (10 000 morts en Inde). Les champs sont incultivables, les manguiers de la belle-famille de Nirmala n’ont pas résisté. Dans l’arrière-pays, des villages tout neufs de maisonnettes alignées à l’Anglaise affichent les noms des ONG qui les sponsorisent, comme les flottes entières de nouvelles barques de pêcheurs. Nirmala nous accueille avec des fruits: papaye, bananes et noix de coco vertes que son beau-frère nous ouvre à la machette pour que nous puissions en boire le jus. Puis  »Meal » sur feuille de bananier préparé par Nirmala et sa belle-soeur. C’est sympa de se revoir, presque 2 ans après notre petite expédition au Sud du Sud: Kannyakumari (Cap Comorin). Le mari de Nirmala rentre de la pêche et nous raccompagne en moto, avec son jeune frère jusqu’au centre de Cuddalore: sensations fortes sur une petite route de campagne puis sur la route principale et sa circulation bien dense…

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Nous rentrons au village de Rajini, au Nord de Pondy. Je retourne avec bonheur faire un petit coucou aux enfants d’une association avec qui j’avais passé pas mal de temps il y a 4 ans… je leur rendais visite pendant mes week-ends pondichériens. Parmi les 25 petits pensionnaires de cette maison d’enfants, 3 étaient arrivés pendant mon séjour. Je les retrouve: Uma, Sangheeta et son petit frère Raja. Uma avait été abandonnée à 5 ans dans un temple par son père veuf et sans ressources. Elle y avait passé la nuit seule et avait été découverte au matin par un passant. Sangheeta (5 ans) et Raja (2 ans) avaient été amenés ici par une voisine. Leur père avait été envoyé en prison après avoir battu sa femme jusqu’au coma… Ensemble, tous ces enfants aux si lourdes histoires se reconstruisent, avec l’attention et l’affection de leur house mother. Ils se souviennent de moi, cela me fait plaisir, on fait plein de photos. Ils ont tous tellement grandi!

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Petit crochet par la plage où la grande fête qui aura lieu demain à Pondy se déroule ici ce soir… les statues des dieux et déesses des temples environnants sont amenées là (c’est leur sortie annuelle!) face à la mer, décorées de guirlandes de fleurs. Les villageois viennent leur rendre visite sur ce lieu de villégiature éphémère. Il y a de la musique, de l’encens… et la lumière du soleil couchant…

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Dîner au très bon restaurant de l’hôtel Suruguru, puis retour à pied à la Seaside Guest House avec un premier arrêt au temple de Vishnou sur M.G. Road: c’est l’heure de la cérémonie du coucher de la statue de Lakshmi. Deuxième pause pour un tour du temple de Shiva de Mission Street.

En ressortant du temple, je croise le directeur de l’association de Sriperumbudur (voir samedi 24) et sa femme. Ils sont installés à Pondicherry. Ils insistent pour que je passe chez eux demain.

logokalash.jpg JEUDI 1er MARS

Pour cette première matinée pondichérienne, direction Kurcheekupam, le quartier de pêcheurs du Nord de Pondicherry. Les enfants partent pour l’école, en uniforme, à pied en bandes de copains ou sur le porte-bagage du vélo de leurs parents. A Kurcheekupam, il y a un terrain de pétanque devant l’église St François d’Assise… vestige du comptoir français des Indes. Mais de nos jours, les petits Pondichériens souhaitent apprendre l’Anglais bien plus que le Français et rêvent d’aller faire de l’informatique aux Etats-Unis ou au Canada… Restent quand même le Lycée Français, l’Alliance Française et notre consulat pour assurer une présence francophone; présence renforcée par les touristes de passage, quelques Français installés au plus long cours et de vielles familles franco-pondichériennes dont les membres vivent entre la France et Pondy.

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On est en train d’installer un dai en feuilles de palmier devant un temple, en prévision de la fête de samedi. De la musique parvient d’une petite rue; je m’en rapproche: je sais que je vais tomber sur un mariage ou sur des funérailles. Ce sont des funérailles. Le défunt est exposé devant sa maison, recouvert de fleurs. Sa veuve est à ses côtés, son chien aussi, entourés de la famille et des voisins.

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Je passe à la Paper Factory de l’Ashram où l’on trouve les plus jolis papiers indiens. En feuilles de toutes tailles, carnets, papiers à lettre, etc… fabriqués avec toutes sortes de fibres et de toutes les couleurs. Il y a même du « banana paper ». La boutique a été agrandie.

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Petit déj’ chez Daily Bread, concurrent et voisin de l’encore plus célèbre Hot Bread! Ces boulangeries-salons de thé sont le refuge de l’expat en manque de baguette et autres vacanciers saturés par le riz et les épices… Ce n’est pas mon cas en ce moment, mais rien que par nostalgie de l’endroit, je vais prendre un cappucino, un pain au chocolat et un délicieux fresh pineapple juice! C’est peuplé d’Aurovilliens* et de volontaires des ONG… je reconnais vite la « caste » de mes congénères!

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Il commence à faire bien chaud, mais mes heures à Pondy étant comptées, il ne faut pas gâcher: en route pour la « Ville Blanche », le quartier colonial. Les bougainvillées sont des splendeurs. La rue Suffren est en travaux, mais il en faudrait plus pour m’empêcher d’atteindre FabIndia, boutique chic… et chère pour le cru. Mais bon, je me fais plaisir et j’honore quelques commandes de copines qui me voient faire mon défilé de mode indienne tous les étés en France! Des kurtas** en veux-tu en voilà, manches courtes, manches longues, col en V, col rond… mais toujours dans de beaux cotons teints ou imprimés dans le plus pur respect de la tradition artisanale. Ah, l’odeur du coton indien!

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Quand je ressors de ce nirvana du shopping, c’est « l’heure des mamans » devant l’école des Soeurs de Cluny. Uniforme bleu ciel et blanc, les petits se ruent sur les mobilettes de leurs parents ou dans les auto-rickshaws collectifs qui les attendent. Concert de klaxons. Je retrouve quelques mètres plus loin, assis à l’ombre sur le trottoir de Notre-Dame des Anges, des écoliers avec leur maman ou leur nounou qui leur donne la béquée… c’est plus sympa que la cantine, non?

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Déjeuner rapide à la nouvelle Adyar Bakery de Nehru Street, banana lassi***. Puis remontée sous le soleil qui cogne, jusqu’à l’Internet où je serai si bien sous les ventilateurs… Quand la température me permet de remettre le nez dehors sans peine, je pars me balader dans Nehru Street, M.G. Road (M.G., c’est pour Mahatma Gandhi!) et le marché couvert où ça sent bon le poisson de fin de journée!!! Achat de Matsi Dahi (yaourt) et de grenades chez Nilgiri’s: ça fera un très bon dîner! Retour via la promenade en bord de mer. L’air est doux et il y a un beau clair de lune.

*Auroville= projet de cité idéale initié en 1968 par des disciples de Sri Aurobindo et de La Mère. Sa vocation: être « le lieu d’une vie communautaire universelle, où hommes et femmes apprendraient à vivre en paix, dans une parfaite harmonie, au-delà de toutes croyances, opinions politiques et nationalités ». Le site d’Auroville se trouve au Nord de Pondicherry. Son centre est le Matrimandir, grande sphère recouverte de plaques d’or contenant une salle de méditation. Les Aurovilliens venus du monde entier ont construit des maisons, créé des entreprises, des écoles… Mais quelles en sont les vraies retombées pour les locaux? (de nombreux petits villages tamouls se trouvent sur le territoire d’Auroville).

Pour en savoir plus: Auroville.

**kurta= tunique

***lassi= lait fermenté, servi salé, sucré ou mixé avec des fruits.

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BACK TO PONDY!

Posté par nirmala le 2 mars 2007

logolamp.jpg MERCREDI 28 FEVRIER

Ce matin, après notre retour tardif de pélerinage, c’est grasse mat’ jusqu’à 7h30… Les sacs sont vite faits, un dosai avalé au restau de l’hôtel, et hop! un auto-rickshaw nous dépose au Mofussil Bus Stand. Ce serait la plus grande gare routière d’Asie. C’est que nous n’avons pas de temps à perdre, je pense que j’ai presque autant que Rajini le sentiment de rentrer à la maison: aujourd’hui, on rentre à Pondicherry! Et pour ca, je veux la meilleure des places du meilleur des « government buses » du Tamil Nadu: une place à une fenêtre de gauche, pour avoir vue sur la mer depuis l’E.C.R.. L’ East Coast Road, comme son nom l’indique, longe la côte Est de l’Inde, mais surtout, pour ce qui nous concerne aujourd’hui, relie Madras à Pondicherry. Alors le bus, on le prend à son point de départ, pour être les premières installées et ne pas se retrouver sur le marche-pied, avec notre sac sur la tête… Cette route, je l’ai prise bien des fois, je ne m’en lasse pas. La traversée de Madras est un peu longue à cette heure de pointe, mais bientôt nous voila sur l’E.C.R., on contourne Mahabalipuram et ses sculpteurs de pierre, l’air est iodé, les cocotiers défilent… 3 heures de route.

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Rajini descend quelques stations avant moi: sa famille habite un village de pêcheurs au Nord de Pondicherry. « See you on Friday! ». Arrivée au New Bus Stand, je saute dans un auto-rickshaw et me voilà vite arrivée dans ma guest house préférée, à l’Ashram. Je vous reparlerai de l’Ashram plus tard. Je suis excitée comme un pou (les poux indiens aussi je pourrais vous en reparler…). Je ressors en pleine canicule de début d’après-midi, parfaire mes coups de soleil… J’aime tellement cette ville où j’ai tant de bons souvenirs, accumulés lors des week-ends que j’y ai passés il y a 4 ans, pendant 5 mois. Après mes semaines dans un hameau au milieu des champs de canne a sucre, l’appartement d’Anne-Marie, l’amie qui me logeait le week-end, me paraissait un vrai palace et Pondy, la « ville lumière ». C’est là que je prenais mes cours de Bharatanatyiam et que je pouvais manger autre chose que du riz et du sambar* à tous les repas! Et le lundi matin, je repartais gaiement en bus, à travers les rizières, retrouver les ados de l’association et les jeunes femmes avec qui je travaillais.

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Je marche depuis à peine 1/4 d’heure et déjà je croise un ami franco-pondichérien d’Anne-Marie (elle aussi rentrée en France depuis longtemps), qui me demande de ses nouvelles. Je suis déjà revenue à Pondy en 2004 et en 2005, et chaque fois, c’est la même impression d’en être partie la veille.

Le quartier de l’Ashram est écrasé par le soleil. L’éléphant du temple n’est pas à son poste, c’est l’heure de la sieste. Je passe une commande chez un tailleur et vais manger un Bombay toast à l’Indian Coffee House**. Petit passage chez Casablanca et Kalki, deux fondamentaux du shopping pondichérien (cependant bien trop snobs et bien trop chers quand on connait les prix indiens…) Je vais m’effondrer sur un siège d’un Internet center, mon préféré, Mother Internet, avec la photo de Mère Teresa sur l’enseigne! Internet y a un bon débit: je peux enfin recopier mon journal dans mon blog!

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*sambar= légumes dans un bouillon épicé. Avec le riz blanc, c’est la base des repas « South Indian ».

**Indian Coffee House: institution gandhienne qui, selon le leitmotiv « Be Indian! Buy Indian! Be proud to be an Indian! », sert à toute heure de quoi vous sustenter copieusement, pour les prix les plus modiques. Le tout garanti « pure Indian » d’un bout à l’autre de la chaine. On en trouve dans toutes les villes, celui de Calcutta est particulièrement réputé pour être le rendez-vous des intellectuels de la ville.

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PELERINAGE

Posté par nirmala le 1 mars 2007

logoom.jpg MARDI 27 FEVRIER

J’ai réservé par Internet depuis plusieurs semaines, sur le serveur de la  »Tamil Nadu Development Corporation ». Aujourd’hui nous nous rendons sur le lieu de pélerinage le plus visité en Inde (et même dans le monde selon certains…): Tirupathi-Tirumala, dans l’état voisin, l’Andhra Pradesh. Le temple principal de ce site est dédié à Sri Venkateshwara, une des représentations de Vishnu. Peut-être avez-vous vu ce reportage d’Envoyé Spécial: c’est le site religieux où les pelerins se font raser la tête et où les cheveux des Indiennes sont revendus aux perruquiers occidentaux.

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Nous partons de Madras à 6 heures, en car ultra-confortable, avec une quarantaine de touristes-pélerins indiens venus de tout le pays. Organisation très efficace: 2 heures après le départ, on a droit à un superbe petit déjeuner South Indian dans un restaurant de la TNTDC, puis encore 2 heures de route et c’est Tirupathi. Là, nous sommes transférés dans un bus de la compagnie du sanctuaire pour les 22 derniers kilomètres en lacets, à flanc de colline. A plus de 1000 mètres d’altitude, on aboutit à Tirumala, une petite ville qui s’est construite autour du temple. On quitte nos chaussures dans un bungalow. Parce que nous sommes munis de billets « V.I.P. », assortis d’un don de 100 Roupies (moins de 2 Euros) au sanctuaire et seulement pour cela, nous ne ferons QUE 1h45 de queue pour atteindre le Saint du Saint et voir la statue de Sri Venkateshwara. Dans la file d’attente, nous sommes entassés comme du bétail derrière des barreaux, mais tout le monde reste serein, même les nombreux bébés! La « vision » de l’idole ne dure pas plus de 5 secondes, nous sommes vivement encouragés par des scouts à ne pas nous appesantir trop longtemps. Passage éclair devant les petits oratoires voisins. A la sortie du Sanctum Sanctorum, des prêtres nous distribuent des coupelles en feuilles séchées remplies de pongal* et à la sortie du temple, nous avons droit à des boulettes de ladu, sucrerie qui fait aussi la renommée de Tirumala. Le temple est malheureusement entouré d’installations destinées à canaliser les hordes de pélerins. Je grimpe le plus haut possible sur les marches d’un ashram pour tenter d’avoir une vue d’ensemble. C’est difficile, et le sol est brûlant sous mes pieds toujours nus…

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Plus que le temple, c’est la foule et sa ferveur qui sont impressionnants. Avec Rajini, nous sommes ressorties les premieres, nous faisons donc le tour des « marchands du temple » en attendant le reste du groupe. De grands bâtiments, les « tonsure halls » accueillent les pélerins qui souhaitent se faire raser la tête, en signe de dévotion. Et quand on sait ce que la chevelure d’une Indienne représente pour elle… donner ses cheveux, c’est donner plus que les bijoux qu’on n’a pas, c’est le renoncement des renoncements au matérialisme et à l’apparence. Mais il faut bien dire aussi que de retour au village, on vous reconnaît grâce à cela comme LE pélerin qui inspire le respect.

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Redescente en bus des 22km de lacets. Déjeuner-thali dans un immense bâtiment de plusieurs étages, tout neuf, géré par le sanctuaire. Il est déjà 17h, nous nous rendons maintenant à Tirupathi pour assister à la cérémonie du soir dans le temple de Sri Govindarajaswami. La statue de Lakshmi est promenée dans la cour du temple, suivie par une procession de musiciens et de pélerins, avant d’être mise « au repos » pour la nuit.

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Nous décampons à 20h et sommes de retour à Madras peu avant minuit, ravies de notre journée. Je réalise que Rajini est sortie du Tamil Nadu pour la première fois de sa vie aujourd’hui…

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* pongal= bouillie de riz épaisse

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JOURNEE ARTISTIQUE ET PHILOSOPHIQUE

Posté par nirmala le 1 mars 2007

logoganesh4.jpg LUNDI  26 FEVRIER

Notre auto-rickshaw wallah* habituel nous attend devant l’hôtel. Ce matin, Kalakshetra Foundation. C’est le « conservatoire supérieur » de musique et de danse du Tamil Nadu, fondé par Rukmani Devi en 1936. J’aime beaucoup cet endroit et j’y viens si possible à chacun de mes passages a Madras. Dans une grande propriété, les cours ont lieu dans des pavillons ouverts aux yeux et aux oreilles des visiteurs. Au centre, un banian géant abrite un Ganesh protecteur des étudiants. Les sons des instruments se mélangent aux chants et aux rythmes qui marquent les pas des danseurs. Nous assistons à des classes de Veena, Meruthangam (percussions), chant carnatique et bien sûr plusieurs cours de Bharatanatyiam, la danse classique de l’Inde du Sud.. Un des professeurs m’annonce qu’il donnera un spectacle en mai a Paris… à suivre. Une élève se fait gronder par son professeur parce qu’elle jeûne (par dévotion religieuse dit-elle). « God did not ask you to fast! You are only spoiling your health! »… les danseurs ont les mêmes soucis partout dans le monde! Je retrouve les pas (pour les plus simples) des cours que j’ai pris à Pondicherry et a Paris: la coordination, l’assymétrie… et les profs qui répètent sans cesse: »okaré! okaré! » ou « sit! sit! ». Et oui, un élève de Bharatanatyiam n’a jamais les genoux assez pliés aux yeux de son guru**. Une répétition a lieu dans l’auditorium couvert. A 11h30, les cours du matin s’achèvent.

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Les photos sont interdites pendant les cours à Kalakshetra, voici donc des liens avec le très beau site d’un photographe professionnel, Claude Renault:

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Nous retournons à Besant Nagar. Des groupes d’écoliers jouent sur la plage. Massala dosai au « high class » Murugan Idlis Shop. Petite visite à Thirumathi, la grande soeur de Rajini, dans le quartier des pêcheurs. Les femmes sont de corvée d’eau autour du seul robinet de la rue. De-ci de-là, de petits étales proposent la pêche du jour… les mouches ont l’air d’apprécier…

Puis direction Adyar et la Theosophical Society, où le célèbre banian a un peu perdu de sa superbe depuis la mort de son tronc principal. C’est un immense parc où se côtoient temples hindou, bouddhique, jaïne, zoroastrien, église… selon la philosophie des théosophes. Cette organisation, créée à New York en 1875 et transférée à Madras en 1882, s’intéresse à l’étude comparative des religions et autres ésotérismes.

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Voici leurs objectifs (recopiés d’une inscription du hall du headquarter): « 1/To form a nucleus of the Universal Brotherhood of Humanity, without distinction of race, creed, sex, caste or colour, 2/To encourage the study of Comparative Religion, Philosophy and Science, 3/ To investigate unexplained laws of nature and the powers talent in man. » Les théosophes ne doivent plus être très nombreux en activité à en juger par le taux d’occupation des « cottages » du domaine et le peu de monde croisé. Cela a un petit côté désuet, teinté au moins autant de spiritisme que de spiritualité… Mais le fait est que l’endroit est vraiment agréable et reposant, loin du bruit et de la pollution de Madras.

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Petit passage au siège de la Krishnamurti Foundation India. Une superbe villa, nommée « The Study », dans un paisible jardin où les coolies s’affairent à arroser plantes et pelouse. Banians, cocotiers, flamboyants… Jidu Krishnamurti (1895-1986) était un philosophe et pédagogue qui a, entre autre, créé des écoles alternatives où, (en opposition à l’Education Nationale indienne et ses classes de 60 élèves qui répètent sans comprendre) on place l’enfant « au coeur de ses apprentissages ». Une des ces écoles, « The School » se trouve à Madras sur le campus de la Theosophical Society. Une autre, en milieu rural, la « Rishi Valley School », développe l’enseignement différencié pour des enfants que les travaux agricoles empêchent de suivre une scolarité régulière. La KFI édite des revues et ouvrages. Rajini et moi en achetons chacune un.

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Retour à Besant Nagar encore pour enfin visiter le temple de Ashtalakshmi, sur la plage. On y prie Lakshmi (déesse de la prospérité) sous ses 9 représentations. Sur Elliot’s Beach résonne la « balance » du concert de clôture de Chennai Sangamam, le festival auquel nous avons déjà assisté hier. Nous trouvons des places assises parfaitement situées et c’est reparti pour 3 heures d’un concert endiablé d’ensembles de percussions, chanteurs, violons, nathaswara (sorte de hautbois), de pure tradition tamoule me garantit Rajini, mais modernisé par une guitare, une basse et une batterie. Il y a même un célèbre professeur de musique de l’Université de Pondicherry qui chante des poèmes tamouls classiques (Silapathigaram, Thirukural, Thevaram).

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Et bientôt le spectacle est presque autant dans le public que sur scène: une trentaine d’enfants venus du quartier des pêcheurs se mettent à danser comme des fous devant la scène, encouragés par les photographes, menacés par les policiers… et imités par un groupe d’étudiants au milieu du public. Cerise sur le gateau: 4 « dancing cows » (des danseurs déguisés en vaches) se trémoussent en rythme… entre vache sacrée et vache folle! Et enfin, pour clore la 1ère édition de ce festival et nous donner RDV en 2008, un gigantesque feu d’artifice au-dessus de la Baie du Bengale…

http://www.dailymotion.com/video/7rv6D7Bbn4hho9Joe

*auto-rickshaw wallah= conducteur d’autorickshaw

**guru= professeur 

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CHENNAI

Posté par nirmala le 28 février 2007

 logoomarriage.jpg DIMANCHE 25 FEVRIER

Un dimanche en touristes à Madras. Nous commençons par le Government Museum que je n’ai encore jamais visité (Rajini non plus). Grande collection-accumulation de sculptures en pierre des diverses périodes artistiques et religions du sous-continent indien, complétée par une magnifique galerie de bronzes dont bien-sûr plusieurs Nataraja (Shiva dansant). Mais le plus célèbre est actuellement à Londres, pour une expo de bronzes Chola à la Royal Academy of Arts, « heureusement » vue en décembre. Passage à la Connemara Library, deuxième bibliothèque d’Inde après celle de Calcutta, me précise Rajini. Des étudiants bachottent entre des étagères un peu poussiéreuses.

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Apres le déjeuner (penjabi), nous allons dans le quartier de Mylapore. C’est paisible, on se croirait presque à Pondy. Photos de scènes de rue. Visite de San Thome Cathedral, en bord de plage. On y vénère des reliques de St Thomas, qui a bien failli évangelliser l’Inde, s’il n’avait été trucidé à temps par un « sauvage » tamoul, ce qui lui permit par la même occasion de mourir en martyr… Il se sera donc contenté de donner naissance (aidé par les Portugais et les Jésuites des siècles plus tard) à une petite communauté chrétienne qui vient juste ajouter une religion de plus en terre de spiritualité hindoue.

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Nous allons ensuite au temple de Kapaleeshwarar, « classique » temple dravidien, avec son gopuram* chargé de sculptures colorées et son bassin d’ablutions. Nous y assistons à une scène intéressante: la 1ère rencontre d’un jeune couple, organisée par leurs familles respectives. Une douzaine de personnes, les femmes portent des saris en soie superbes (qu’est-ce que ce sera pour le mariage?!). Rajini m’explique qu’ils sont sûrement « de la haute » (caste, of course). Les 2 jeunes gens sont présentés l’un a l’autre. Rajini et moi sommes d’accord (comme 2 vieilles entremetteuses!): ils vont très bien ensemble… Les 2 promis partent d’un pas allègre faire le tour du temple. Les familles restent à deviser, les femmes d’un côté, les hommes de l’autre. Je demade à Rajini: « les pères parlent de la dote? » Elle me répond que non, on ne parle pas argent dans un temple!… sauf quand le prêtre vous en demande pour la puja! On attend, on attend, que font-ils? C’est bon signe si ça dure, c’est qu’ils ont des choses à se dire… Les re-voilà! La mine plutôt réjouie, ma foi… ouf! Ils doivent se décider maintenant (soit environ 15 minutes après leur rencontre!) et pour la vie. A la poignée de mains et aux francs sourires qui suivent, on comprend facilement que l’affaire est dans le sac! Tous s’en vont gaiement à l’intérieur du temple pour une petite bénédiction, en attendant les fiançailles officielles et le mariage, dont la date sera fixée par l’astrologue. « Mazel tov! »

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Nous prenons ensuite le chemin de Luz Church, une autre église, d’origine portugaise, peinte de bleu et de blanc, qui respire la tranquillité, après l’agitation du temple. Puis, nous finissons la journée par une belle surprise: un festival de musique, danse et théâtre a lieu cette semaine à divers endroits de Madras, dont un parc que nous traversons sur notre chemin du retour. Une représentation commence: nous assistons d’abord à un spectacle de danses classiques et folkloriques pleines de grace et d’énergie, puis à un extrait (oui, oui, un extrait seulement!) du Mahabharata**. Haut en couleurs, costumes, maquillages et paillettes, il fait bien rire ceux qui le comprennent dans le texte tamoul… c’est à dire tout le monde sauf moi, et encore, le jeu des acteurs est tellemet expressif! On n’est pas dans du Peter Brooke pour intellos parisiens (mais je n’ai rien contre, je l’ai presque vue en entier sa version…), c’est juste une délicieuse fin de dimanche après-midi, sous les flamboyants d’un parc municipal de Madras, dans la douceur du crépuscule et les rires des enfants.

titleimg.jpgLe site: Chennai Sangamam

Retour à l’hôtel pour un dîner-dosai*** avec l’invité de la soirée: Biju, le petit ami de Rajini. Et là les amis, je ne vous parle plus de mariage arrangé par les familles, les petites annonces du journal du dimanche et l’astrologue du coin! On est dans du lourd, du 100% « Coup de Foudre à Pondicherry », du « Roméo et Juliette in Tamil Nadu »: Rajini, la prof de Lettres Tamoules hindoue is in love with Biju, le prof d’E.P.S. chrétien! Elle l’a annoncé à sa famille, une fois son concours réussi (une Indienne libérée ma Rajini!); lui, « ne devrait pas tarder » à en parler à ses parents (de notoriété pas très ouverts à la mixité…) Ah, les hommes!

*gopuram= tour dans laquelle est ouverte la porte du temple.

**Mahabharata= un des 2 grands épics de l’Inde Ancienne (le second est le Ramayana), écrit en Sanskrit. Texte religieux et philosophique de 1ère importance dans l’Hindouisme, c’est le plus grand poème épique du monde (74 000 vers…)

***dosai= grande crèpe croustillante, agrémentée de divers accompagnements.

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RETROUVAILLES

Posté par nirmala le 28 février 2007

logolamp2.jpg SAMEDI 24 FEVRIER

Comme convenu hier au téléphone, je retrouve mon amie Rajini ce matin a 8h devant la Velankanni Church* de Besant Nagar. Rajini est arrivée en bus de Pondicherry avec sa mère. Elles se sont levées à l’aube. Nous nous connaissons depuis mon séjour de 5 mois dans l’association du Père Ceyrac, Anbukarangal. Rajini faisait de l’aide aux devoirs dans ce cadre aux enfants de son village. Un petit passage pour une assiette de idlis** chez sa soeur et son beau-frère qui habitent entre l’église et la plage. Puis auto-rickshaw pour Guindy où nous prenons un bus express pour Sriperumbudur. Nous allons rendre visite à la maison d’enfants où se trouve ma filleule Rajalakshmi. Je la parraine (via ASMAE) depuis 1999 (année de mon 1er voyage en Inde) et l’ai rencontrée pour la 1ère fois en juillet 2001 à l’occasion d’un chantier realisé dans cette association.

La route Chennai-Bangalore est méconnaissable: depuis ma dernière visite, c’est devenu une vraie autoroute (2 fois 2 voies avec terreplein central)… les ponts et chaussées indiens s’améliorent vraiment! On n’est toute fois pas à l’abri de voir débouler une vache à tout moment… Bref, nous voila arrivées en un temps record. Nous en profitons pour faire le tour du Rajiv Gandhi Memorial. C’est en effet à Sriperumbudur que Rajiv a été assassiné le 24 mai 1991, en pleine campagne électorale. Il s’était arrêté là pour fleurir une statue de sa mère, lors de sa traversée du Tamil Nadu et fut emporté par une kamikaze-bombe humaine. Rajini est visiblement émue par le souvenir de ce « freedom fighter« .

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Un petit passage par le marché pour remplir un auto-rickshaw de fruits pour les enfants et nous arrivons au centre. Le samedi matin, seuls les primaires ont classe. Je retouve donc Rajalakshmi (12 ans), en pleine forme et tout sourire. Le secrétaire-comptable de l’association me reçoit (ils ont bien reçu la lettre les prevenant de mon arrivée). Vimala, l’institutrice que je connais bien, nous rejoint vite. A ma dernière visite, elle nous avait emmenés avec un groupe de bénévoles, dans un grand sanctuaire hindou ou nous avions fait le tour des oratoires et pris un petit déjeuner mémorable dans un ashram***.

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Je donne mes petits cadeaux à Rajalakshmi (qui enfile aussitôt le churidar acheté la veille chez Pothys). Et je fais la rencontre de Tirupurkumaran, le filleul de Claire! Claire est la fille d’amis qui l’année derniere, à 14 ans, a decidé de parrainer un petit Indien! Bon, ses parents sont de la partie côté finances, mais c’est elle qui gère tout le reste. Oui, elle est belle la jeunesse!

Claire: ton filleul est adorable et très affectueux. C’est aussi un petit dur qui a l’air assez casse-cou. Il a adoré tes cadeaux. Le T-shirt a été passé tout de suite… mais il a juste osé sortir une petite voiture de son étui. Il a remballé les 2 autres et les feutres dans leurs papiers, pour les garder pour plus tard… comme si c’était trop en une seule fois! Je lui ai lu ta carte et expliqué les photos: tes parents, tes frères, tes cousins, la neige… que de découvertes! Tu as fait un HEUREUX. Tu le verras sur les photos!

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Comme d’habitude dans cette association, il y a beaucoup d’activité et de la visite. Rajalakshmi est appelée avec toutes les grandes filles pour un eye check-up organisé par des ophtalmos bénévoles de Madras. Nous jouons et chantons avec les enfants, visitons les nouveaux bâtiments. Rajini est très intéressée. Après le déjeuner, préparé par Aya, fidèle au poste, ce sont des tax income officers qui nous rendent visite, avec leurs familles. S’ils récoltent les impôts, ils les redistribuent aussi, et l’association en est un bénéficiaire. On a droit, comme pour chaque grande occasion indienne, à une function: les enfants nous font des danses et du théâtre. Mayapan, clown par nature depuis ses plus jeunes années est maintenant, à 14 ans, un excellent comédien et un bon danseur: il fera peut-être carrière dans les productions tamoules!? Distribution des prix aux teachers comme aux enfants par les tax income officers suivie de sweets. C’est ensuite une famille de Sriperumbudur qui arrive pour fêter avec les enfants les 2 ans de leur petit garçon. C’est une jolie habitude indienne, je trouve, que de célébrer un anniversaire en en faisant bénéficier les enfants d’un orphelinat. Le petit Madhan souffle les bougies de son énorme gateau vert à la crême, les enfants lui chantent « Happy birthday to you! », puis les parents du petit servent eux-mêmes le gateau à la 60aine d’enfants présents.

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Je discute avec le directeur de l’association, lui demade des nouvelles du Père Ceyrac, à qui je pensais rendre visite lundi… mais il est en France actuellement!

Il est déjà 19h, nous devons reprendre le bus pour Chennai. Dernières photos, émouvants « Nandri vanakam! »****… à très bientôt!

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*Velankanni est un grand sanctuaire chrétien du Tamil Nadu, sur la côte. La Vierge Marie aurait sauvé des pêcheurs d’un naufrage au large de ce village. C’est le Lourdes indien et la Vierge de Velankanni est vénérée par tous les chrétiens du Tamil Nadu et même au-delà.

**idlis= petites galettes de farine de riz cuites à la vapeur et servies avec diverses sauces pour un petit déjeuner 100% Inde du Sud.

***ashram= communauté

****Nandri vanakam! = au revoir et merci!

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VANAKAM!*

Posté par nirmala le 23 février 2007

logonamaskar.jpg VENDREDI 23 FEVRIER

Bonjour de Chennai (Madras)!

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Je suis arrivée la nuit dernière. Et voilà, j’y suis!… plongée dans le grand bain de l’Inde… Et dès ce matin c’est reparti: puja** au petit temple de Ganesh à 2 pas de mon hôtel pour commencer la journée et mon séjour dans les meilleures conditions, 1ère vache croisée dans la rue, klaxons, défilé d’auto-rickshaws***, marchands des rues (guirlandes de fleurs, chai****, beignets en tous genres….), slums*****, affiches des derniers films tamouls (Bollywood c’est pour les « Hindis » du Nord, ici, on est presque Tamoul avant d’être Indien). Je m’arrête pour photographier une publicité d’un des grands marchands de saris de T Nagar et là quelqu’un me demande: « But what is so special about this? ». Je réponds: « It is so… Indian! » Eclat de rire partagé.

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Shopping déjà très efficace chez le grand libraire Higginbottams, Spencer Plaza (il faut bien s’habiller… un petit churidar****** bleu turquoise…. si juré, celui-là je ne l’avais pas!), Pondy Bazar et T Nagar (chez Pothys, un joli ensemble pour ma filleule Rajalakshmi que j’espère bien voir demain). Pause dans un temple (et oui, bien sûr, à ce rythme, j’ai des ampoules!).

Je retrouve tout comme si j’ avais quitté l’Inde la semaine dernière… Je suis dans un centre Internet à l’ancienne, avec des PC qui datent d’Ashoka… pas la moindre prise USB pour tenter de vous montrer des photos. On verra + tard, je devrais pouvoir trouver mieux.

Ces 11 jours indiens s’annoncent denses. J’ai un programme bien rempli, des gens et des endroits à retrouver, d’autres à découvrir…

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* Vanakam!= bonjour!

** puja= prière-offrande

*** auto-rickshaw= petits triporteurs qui arpentent les rues des villes indiennes. On les arrête n’importe où dans la rue et pour quelques roupies leurs chauffeurs vous conduisent où vous souhaitez et si besoin, vous attendent pendant vos courses.

**** chai= thé, servi avec du lait et du sucre et préparé devant vous à chaque coin de rue.

***** slum= « bidonville », zone d’habitation informelle… loin d’être relégués en périphérie des villes, on peut en croiser dans tous les quartiers, même les plus chics: un chantier abandonné par exemple. Leurs habitants profitent des points d’eau des alentours et font des dérivations des installations électriques aussi ingénieuses que dangereuses…

****** churidar (« salwar kameez » en Inde du Nord)= ensemble porté par les femmes (plutôt les jeunes filles en Inde du Sud) composé d’un pantalon bouffant, d’une longue tunique et d’une étole. C’est joli, confortable, ça va à tout le monde quelles que soient votre taille et vos formes. Avec ça, on peut bouger dans tous les sens, sauter de son rickshaw, prendre un bus en marche sans être ridicule… ce que les Indiennes font aussi très bien en sari me direz-vous! Les Indiennes oui, mais jamais les occidentales! J’ai encore croisé une blonde ce matin, engoncée dans son sari qu’elle piétinait et qu’elle était obligée de relever (énorme bévue!) pour monter des marches! Je connais UNE Européenne qui porte dignement le sari… mais elle vit en Inde depuis 45 ans.

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VOYAGE EN INDE DU SUD: DEPART LE 22 FEVRIER

Posté par nirmala le 15 février 2007

Bientôt, bientôt… le départ approche!

Sans plus attendre, plaçons-nous sous la protection de Ganesh (Vinayagar en Tamoul): il bénit les départs et lève les obstacles sur le chemin du voyageur….

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VAL D’ISERE

Posté par nirmala le 8 février 2007

Encore des conditions de travail épouvantables!!! emoticoneIMG_2707

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Séminaire vaccinologie février 2007

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2007

Posté par nirmala le 1 janvier 2007

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